A gagner un voyage tout inclus pour 2 personnes à Fuerteventura, offert par notre partenaire "O Voyages"
  • Balaie la page et tu trouveras
  • Je suis celui d'un livre, d'une propriété, d'un séjour, ou une distinction… Que suis-je ?
  • Je ne serai disponible qu'à 15h
  • sıɹɐd2ǝɹopoıp@ ɔǝʌɐ ǝllınozɐƃ ǝɾ
  • Nord Nord Sud Sud... complète l'énigme
  • D'ordinaire je suis introuvable
  • Il faut se creuser la tête
  • Seul celui qui commande le site trouvera
  • J'autorise et j'interdis la lecture
  • Je documente les lignes
  • Trouve moi dans la carte d'identité du site
  • J'indique souvent la bonne réponse
  • Je suis dans l'arrière-boutique
  • Je suis un auteur caché
  • ♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫
  • Trouve le document portable
Voici l'histoire de la colère d'un homme, de tous les maux qu'elle valut aux Grecs, et de tous les héros qu'elle envoya, morts, chez Hadès.
Achille était cet homme, et sa colère s'enflamma lors de sa querelle avec le grand roi Agamemnon. Il advint que les Grecs firent prisonnière Chryséis, fille d'un prêtre d'Apollon, et elle fut donnée au roi Agamemnon. Son père offrit pour elle une riche rançon, mais Agamemnon le renvoya durement.
Le vieillard s'en alla, mais quand il eut atteint le rivage, il invoqua Apollon et appela sa malédiction sur les Grecs.
Apollon descendit de l'Olympe, arc sur l'épaule et carquois bien fermé. Il envoya dans le camp des Grecs des flèches de maladie, tant et si bien que des bûchers ne s'arrêtaient pas de brûler les cadavres, nuit et jour.
Apollon est irrité, dit le devin des Grecs, parce que la fille de son prêtre n'est pas retournée dans son pays. Il ne cessera pas d'envoyer ses flèches funestes avant qu'elle ne soit de retour, et que n'aient été faites les offrandes convenables.
Alors Agamemnon se leva plein de rage. « Que la jeune fille soit donc rendue pour le salut de l'armée, dit-il. Mais je ne serai pas frustré de ma récompense. Trouvez-moi un dédommagement, ou bien j'enverrai des hommes à la baraque d'Ulysse ou d'Ajax ou d'Achille, et je prendrai pour moi l'une de leurs captives.

La traîtrise de Pandaros redonna aux Grecs leur ardeur offensive. Les Troyens étaient sur le point d'être refoulés dans leur ville, défaits et déshonorés. Mais Hélénos, fils de Priam et le meilleur devin de Troie, alla trouver Hector.

C'est à toi d'organiser la résistance, dit-il. Tu es le meilleur de tous nos chefs. Retiens les hommes en avant des portes, ou ils iront se jeter vers les femmes en donnant la victoire à nos ennemis. Quand tu les auras encouragés, ils tiendront leurs positions, si épuisés qu'ils soient, car la nécessité les presse.
Puis va vers notre mère, la reine Hécube, et demande-lui d'offrir à Athéna le plus grand et le plus beau voile qu'elle possède. Qu'elle promette aussi à la déesse douze jeunes génisses, si elle prend en pitié notre ville, nos femmes et nos enfants.
Aussitôt Hector sauta de son char à terre. Brandissant ses piques, il parcourut en tous sens l'armée. Il redonna tant d'ardeur aux combattants que les Grecs se disaient qu'un dieu devait secourir les Troyens, à les voir ainsi se retourner contre eux.
Puis Hector reprit le chemin de la ville, et le cuir noir qui courait en bordure de son bouclier battait à la fois sur sa nuque et sur ses talons. Quand il arriva aux portes Scées, les épouses et les filles des Troyens accoururent autour de lui, lui demandant des nouvelles des hommes. « Priez les dieux », leur dit-il à toutes, car les nouvelles qu'il avait pour beaucoup étaient tristes.
Il parvint enfin au palais de Priam, orné de portiques aux colonnes polies. Ce fut là que sa mère vint à sa rencontre et lui prit la main.
Hector repartit donc en hâte à travers la ville. Comme il arrivait aux portes Scées, il vit sa femme accourir au-devant de lui. La nourrice la suivait, avec l'enfant dans ses bras, le fils chéri de son père et l'espoir de Troie. Hector sourit à la vue de son fils, mais Andromaque éclata en sanglots.
Malheureux ! s'écria-t-elle. Tu ne vis que pour combattre. N'as-tu pas pitié de ton fils si petit, ni de moi misérable, qui bientôt serai veuve de toi ? Si je te perds, je ne veux plus vivre, car je n'ai que toi. Tu es pour moi un père, une mère et un frère, ainsi que mon époux bien-aimé.
Je n'oublie pas cela, chère femme, répondit Hector. Mais je ne pourrais me montrer aux Troyens, si je fuyais, comme un lâche, loin du combat.
Ayant ainsi parlé, Hector tendit les bras à son fils, le petit Astyanax. Mais l'enfant fut effrayé par le casque brillant avec son panache en crins de cheval qui oscillait terriblement, et il se rejeta en arrière contre sa nourrice. Son père et sa mère se mirent à rire. Hector ôta son casque et le posa à terre. Puis il embrassa son fils, le berça dans ses bras et se mit à prier. « Zeus, et vous, les autres dieux, dit-il, faites que cet enfant, mon fils, soit un jour roi de Troie !
Puis il remit l'enfant à sa mère qui le serra sur sa poitrine, riant à travers ses larmes. Son époux s'en aperçut et la caressa de sa main.